jeudi 23 octobre 2008

Sur le chemin de la Sainteté


Spéguéciagual pogost enguen jagavaganaigais! Nan... j'arrête. Aujourd'hui il faut que je vous parle d'un film que j'ai vu hier: Camino, de Javier Freser. C'est un très long métrage qui raconte le cas d'une jeune fille, "Camino" (Camino est aussi l'homonyme du livre écrit par José Maria Escriva, fondateur de l'Opus Dei), atteinte d'un cancer et dont l'Oeuvre ainsi que la famille veulent profiter pour la béatifier et en faire une "sainte". Mais Camino est aussi et surtout, le premier et seul film qui dénonce sérieusement les activités et les croyances plus que douteuses de l'Opus. Chose d'autant plus remarquable en Espagne, pays qui a donné naissance à cette branche pourrie du catholicisme et qui compte le plus de membres. Il s'agit quand même d'un film de 3h00!!! qu'on ne voit pas passer, et pourtant... Le jour de sa sortie, le film ne se trouvait à Grenade que dans 2 salles... Pas un article dans la presse..., pas de critiques, pas de pubs... C'est comme si on voulait absolument que ce film passe inaperçu. Je tiens à rappeler qu'en Espagne les directeurs et dirigeants de nombreux magasines ou groupes de presse (genre EFE!! au hasard... sont de l'Opus Dei). Oui... Il fallait des couilles ("cojones", dans la langue de Cervantes) pour faire ce film ici. A titre d'anecdote, je dois dire que mon mémoire était à la base sur l'influence de l'Opus Dei dans les medias... On m'a conseillé de changer de sujet... de prendre quelque chose de moins... dérangeant. J'avais déjà fais la moitié du travail. J'ai donc fini, contraint, par le faire sur "la communication de crise de l'Opus Dei", à savoir, comment ils s'y prennent pour ne pas trop morfler au niveau de leur image. Avec Camino je pense qu'ils vont vraiment prendre cher... Très cher, malgré leurs efforts pour faire parler le moins possible du film. Par soutien, donc, ou par goût, s'il passe au Cameo ou je ne sais où, je vous conseil vivement de le matter, vous ne le regretterez pas (ne vous fiez pas au trailer, il est trompeur). Toutes les coutumes et le fanatisme de fond qui apparaissent dans le film sont totalement réels. Je le sais pour avoir personnellement interviewé des membres hauts et moins hauts placés de l'Opus à maintes reprises. C'est donc d'autant plus flippant. Si vous voulez des infos sérieuses et contrastées sur l'Oeuvre... n'hésitez pas à demander! Tcho!

mercredi 15 octobre 2008

Rester Normal


Bien dans l'esprit abject mais déléctable de l'ensemble des romans de Beigbeder, j'ai découvert "Rester Normal", une BD de Philippe Bertrand et du Frederic en question, qui est vraiment cynique et par conséquent: drôle à souhait.

J'ai aussi remarqué que le seul lecteur et participant de ce blog pourrit qui est le mien est Mike: un de mes seuls potes pas en mousse, je suis donc fier.

Donc... Rester Normal est l'histoire d'une famille de gens ultra riches dont le fils (déjà assez âgé) se demande comment il est possible de rester normal dans de telles conditions d'insouciance et de débauche économiques.

On retrouve l'humour décalé de Beigbeder dans le scenar, et ça sent le vécu. Que du bon. Ah... Et si quelqu'un d'autre que Mike lit ce post: merci de répondre à l'enquête en haut à droite.

Tcho!

Ce beau pays qui est le mien...

Comme c'est chôliiii!! On se croirait en Amazonie et pourtant... Le Jura...

Série de photos du mois de septembre pendant nos 2 ridicules nuits de camping sous la pluie à partager notre couche avec des limasses en rut.

Un séjour à la base prévu pour durer 4 jours minimum... On a quand même réussis à voir du paysage grâce à se bon Dadu qui nous à servi de guide.

La rando à été éprouvante... pluie, éclairs, grêle... et finalement le froid.

On à accessoirement croisé le chemin de rapaces, reptiles et autres mammifères velus, le tout sans croiser quasiment d'être humain.

Sur le retour on a pu en prendre plein la gueule avec la source de la Loue, rivière qui prend faussement naissance dans une énorme grotte au pied d'une gigantesque falaise encaissé. Un cul de sac.

Finalement quand la grêle à commencé à tomber on s'est abrités Mike, Dadu et moi où on a pu, c'est à dire dans une grotte dont la profondeur reste encore un mystère.

Sans briquet, sans lampe torche, sans bougie, au seul flash du portable nous nous sommes avancés dans cette pseudo caverne dont on ne voyait pas le fond. Plus nous avancions, plus il faisait sombre biensur, mais aussi plus les moustiques et une brume ou vapeur bizarre apparaissaient. On c'est donc fait dessus et sommes vite revenus sur nos pas jusqu'a ce que les précipitations se calment au moins un peu.

Le seul soir où le temps nous le permit, on a fait un feu sympathique grace auquel on a pu manger chaud et même que c'était bien!

mardi 14 octobre 2008

Lost Island


Toujours dans la série "l'Espagne té tuper!", une série de photos (faites au portable) datant d'il y a un mois: Tenerife.

Canarias, un archipel d'îles volcaniques plus surprenantes les unes que les autres, j'ai été bluffé.

Des micros climats en veux tu en voila, qui nous font passer sur une même île d'une partie nuageuse à 10º en plein été à des parties désertiques de roches volcaniques, ou des plages de sable noir. Une végétation luxuriante et une architecture coloniale d'Amerique latine... C'est simplement beau. Le temps y passe lentement, le Teide (volcan de 3718 m) domine et veille sur l'île.

Pour 40€ on a pu louer un petit bateau à moteur et partir à l'aventure le long des falaises "de los Gigantes", et s'arrêter sur des plages désertes ou se faire des petites frayeurs quand des dauphins apparaissaient à côté du bateau en boîte d'allumette sans prévenir. On a pu rester sur l'océan jusqu'à ce que la nuit tombe. Ma-gique!

Un jour on a decidé de changer d'îles. Après avoir fait le tour de Tenerife, visité Santa Cruz, avoir fait l'ascension du Teide, vu les piscines naturelles de Manrique nous sommes allés en Ferry sur l'île de la Gomera, dont la population oscille entre 10 et 20.000 habitants. C'est l'une des plus petites îles de l'archipel où les gens vivent essentiellement de la culture de la banane et de mangue. Il n'y à que 3 ou 4 villages et c'est en somme un gros parc naturel à la végétation changeante.

Je m'attendais à quelque chose de très touristique dans l'ensemble et finalement... pas du tout. Il y à un coin dans le sud de Tenerife où ils parquent les touristes dans quelques gros hôtels, mais ils font attention à ce qu'ils ne débordent pas.

Une très très agréable surprise donc que cet archipel espagnol qui vit avec une heure en

moins de décalage. Je me suis promis d'y retourner et de voir Lanzarote: l'île volcanique par excellence. Je finis avec quelques photos du voyage diverses et variées...






lundi 13 octobre 2008

9 ans au 1/3 monde

Après 9 ans de divorce avec la France, pas de regrets. Il faudrait, je pense, me forcer pour que je revienne vivre à Nancy. Le 1/3 monde de l' UE... Avec le recul et les voyages incessants entre France et Espagne, j'ai surtout l'impression d'être né dans un pays qui s'essouffle et méprise par son ignorance (dont il est fier) ses voisins du sud comme le reste du monde en se reposant sur les lauriers flétris d'une gloire bien discutable.

Et, même si les français que je rencontre me sont de plus en durs à supporter, par leur arrogance, leur façon de croire que tout leur est du, leur tristesse, il m'arrive de regretter la France de mes souvenirs d'enfance, ses paysages, ses saveurs, sa froideur.
9 ans de changements, 9 ans de vieillissement, 9 ans d'adoption. Donc un petit hommage s'impose... Hommage en images, pas seulement pour ce qui est de Grenade, la ville où je suis né pour la seconde fois, mais biensur pour l'Espagne en général, qui n'est pas donné à tout le monde de connaitre, ni de ressentir.

Aujourd'hui, une série de photos de graffs que l'on rencontre au hasard des rues de Grenade, faite avec mon portable.

Il faut savoir qu'ici, la mairie autorise certains artistes graffeurs à s'exprimer, s'ils ont réussi à convaincre qu'ils n'allaient pas juste graffer des "Nique ta mère" , "Dadu+Choupette=Amour" ou autres saillis drolatiques du genre, sur les murs de la ville.

Ici, quelques chefs-d'oeuvre de "Sex", un graffeur du cru dont la spécialité est le graff de portraits souvents accompagnés de quelques vers ou paroles de chansons.

Plus bas, une photo de la maison du dit "Sex", dont la façade et les environs devenus mythiques à Grenade ont été redécoré par la main de ce jeune artiste.

C'est toujours agréablement surprenant de se trouver nez à nez avec un de ces visages au détour d'une ruelle ou drôle de voir les gens s'arrêter véritablement pour lire le poème, commenter ou faire une photo. Des visages énormes qui font parti de la ville, de son ambiance étrange, d'un présent ou le passé est encore trop présent.

Les meilleurs moments pour se balader dans Grenade: le matin jusqu'à 13h00 à n'importe quel moment de l'année ou en été, le soir à partir de 21h00. Demain, concert... Gojira et In Flames dans une salle légendaire de la ville où Rage Against The Machine, Maceo Parker (entre autres) et bien bien d'autres ont fait trembler les planches.